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La plupart du temps, ils ne sont pas épargnés par la violence domestique. Elle les touche soit directement, s’ils en sont victimes eux aussi, soit indirectement, lorsqu’ils sont les témoins impuissants des mauvais traitements infligés à leur mère. Dans les deux cas de figure, leur développement peut s’en ressentir.


Vous devez les protéger

Car ils souffrent de la situation

Grandir dans un climat familial de peur et de violence, c’est très lourd pour les enfants et cela peut avoir des répercussions négatives sur leur développement. En fonction de leur âge, ils vont réagir de manière différente à ce qu’ils sont obligés de vivre : certains présenteront des troubles du sommeil, de l’anxiété ou un état d’abattement, alors que d’autres auront plutôt tendance avoir mal au ventre ou mal à la tête. Plus grave encore, ces enfants apprennent que la violence est un moyen de résoudre les conflits, voire la seule méthode possible.

Ne restez pas seule avec vos soucis

Demandez de l’aide aux services spécialisés existants. Dans notre centre, vous trouverez un soutien, des informations sur vos droits et ceux de vos enfants, ainsi que des conseils sur la meilleure manière de vous protéger. Si vous souhaitez vous sortir d’une relation violente, nous vous aiderons à planifier votre départ, à organiser votre admission à la maison d’accueil ou à vous trouver une solution d’hébergement provisoire.

Si vous vous décidez à partir

L’art. 175 du code civil suisse vous autorise à quitter le domicile conjugal avec vos enfants étant donné que la violence domestique menace leur bien-être. Cela signifiera peut-être pour leur père qu’il ne pourra pas avoir de contact avec eux durant un certain temps. Si vous vous réfugiez dans une maison d’accueil, mieux vaut les emmener. Au cas où pour une raison ou pour une autre ils ne pourraient pas partir avec vous, restez en contact régulier avec eux et passez les prendre dès que possible.

Pensez à emporter :

  • leur passeport ou carte d’identité
  • leur permis de séjour
  • leur peluche ou leur jouet préféré
  • quelques vêtements
  • leur cartable scolaire
  • au besoin, leurs médicaments

Les enfants à la maison d’accueil

De quoi est fait leur quotidien ?

Ils sont les bienvenus dans cette maison. Nous leur offrons diverses activités telles que l’atelier de peinture, le groupe mère-enfant ou encore l’animation du mercredi.

Consultations pour les mères et leurs enfants

Ayant été confrontés à la violence, les enfants sont eux aussi en situation de crise et ils ont d’autant plus besoin qu’on les prenne au sérieux et qu’on les soutienne. Par ailleurs, il est possible que la relation qu’ils ont avec leur mère ait été affectée par le climat familial délétère. C’est pourquoi nous leur offrons, avec leurs mamans, des consultations axées autour de certains thèmes que vous trouverez sous la rubrique de nos prestations (lien prestations : consultations pour les mères et leurs enfants).

Scolarisation et fréquentation d’un jardin d’enfants

Les séjours en maison d’accueil vont parfois de pair avec un changement de ville ou tout au moins de quartier. Les enfants ne sont alors plus en mesure, pendant un certain temps, de fréquenter leur école ou leur jardin d’enfants habituels. Si votre séjour chez nous devait se prolonger, nous vous aiderons à organiser leur inscription temporaire dans un établissement scolaire ou préscolaire à proximité.

Surveillance

Nous n’offrons pas de service de garderie mais nous sommes prêtes à vous aider au besoin à trouver une solution adéquate pour faire garder vos enfants si vous avez un emploi.


Aspects juridiques

Droits de l’enfant selon la LAVI

La loi sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI) stipule que les enfants des personnes lésées ont également droit aux prestations, indépendamment du fait qu’ils soient eux-mêmes victimes ou non.

Droit de visite et de contact

Lors d’une séparation légale, le droit de garde est attribué la plupart du temps à l’un des deux parents. Ces derniers peuvent toutefois demander l’autorité parentale conjointe, mais cette option n’est pas indiquée dans les cas de violence conjugale. Celui des parents à qui la garde n’a pas été attribuée a le droit de voir son enfant à intervalles réguliers.

L’organisation pratique du droit de visite se fait en fonction de l’âge de l’enfant, de sa situation et de celle des deux parents. Dans les cas où l’un des partenaires usait de violence, la réglementation de ces rencontres déclenche une peur considérable. Les spécialistes de notre centre de consultation sont à votre disposition pour répondre à vos questions concernant les visites et les contacts père-enfants.